Pâté aux pommes de maman Yvonne

Je vous donne ici une recette de ma grand-mère transmise par ma mère Yvonne. Les quantités données sont pour 10 personnes.

Ingrédients pour la garniture

10 pommes reinettes
1 œuf pour la dorure

Ingrédients pour la pâte

1 kg de farine
Trois berlingots de crème de 25 cl
5 cuillères à soupe de saindoux fondu
50 g de beurre fondu
1 cuillère à soupe d’huile Lesieur
1 pincée de sel
2 cuillères à soupe de sucre

Préparation de la pâte la veille

Pâte pour le pâté aux pommes

Mettre dans un saladier la farine, 1 pincée de sel, 2 cuillères à soupe de sucre.

Ajouter la crème, le beurre fondu, ainsi que le saindoux.

Malaxer à la main, il faut bien mélanger la pâte afin qu’elle se détache du saladier.

La recouvrir d’un linge et la laisser reposer jusqu’au lendemain.

Préparation de la garniture et cuisson le lendemain

Préchauffer le four à 200°.

Éplucher les pommes et les couper en petite lamelles de 5 mm d’épaisseur environ.

Séparer la pâte en deux boules égales.

Étaler finement la première boule  au rouleau sur un plan de travail bien fariné de la taille de la plaque du four.

Disposer la première abaisse sur  la plaque du four, étalez dessus les pommes et recouvrir avec la deuxième abaisse.

Humidifier les bords et les rabattre afin de les souder.

Battre l’œuf en omelette et badigeonner au pinceau toute la surface du pâté.

Enfourner 45 mn à 200°, il faut que le pâté soit bien doré.

A la sortie du four saupoudrer le pâté avec un peu de sucre, cela conserve le croustillant de la pâte.

 

Toute mon enfance est là dans ce pâté, son odeur chaude qui titille l’appétit, les mains de ma mère dans la farine.
En fermant les yeux, je vois arriver la batteuse la veille.
Je revois les hommes avec leur chemise et pantalon, la taille serrée par une ceinture de flanelle, un chapeau de paille sur la tête.
Dans la cour, la batteuse commençait sa chanson, cela durait jusqu’à la nuit, parfois plusieurs jours. Un bruit et de la poussière que l’on imagine même pas. Les hommes portaient de grands mouchoirs à carreaux devant la bouche qui les déguisaient en bandits des chemins.
Mais c’était le pâté de la batteuse de mon enfance, d’une enfance heureuse!

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